les delocalisations des entreprises donnent du fil a retordre au pays qui voit ces entreprises chercher ailleurs de la mains d'oeuvre pas cher

  Accueil > la vie en thailande > Dlocalisations : Avantages et Inconvnients

Délocalisations : Avantages et Inconvénients

Qu'est-ce que la délocalisation et pourquoi est-elle aussi importante ?

a) La délocalisation :
Les entreprises quittent leur pays pour s'installer dans des pays étrangers ou les coûts de production seront moins élevés : main d'oeuvre à bon marché, ainsi que les matières premières.
b) Inconvénients :
Les délocalisations engendrent la montée du chômage dans les pays qui délocalisent.
Pour les entreprises qui délocalisent, il faut produire là où c'est le moins cher et vendre là où il y a du pouvoir d'achat.

Les facteurs de délocalisation

a) Le coût du travail
Etant donné les charges payés par les patrons et celles prélevées aux travailleurs, le coût de la main d'oeuvre est trés élevé en France par rapport à des pays comme la Thaïlande, les Philippines, le Viet Nam.

Les gains de productivité permettent aux entreprises qui délocalisent leur production une compétitivité sur les prix. Les gains permettent une baisse du prix de vente et une hausse du bénéfice. Les entreprises auront ainsi la possibilité d'investir plus facilement.

Le faible coût de la main-d'oeuvre n'est pas la seule explication des délocalisations.

b) Une qualification certaine de la main d'oeuvre :
Les Thaïlandais sont spécialisés dans la confection textile, l'informatique avec la fabrication des pièces d'ordinateurs, de la matière plastique. De plus en plus, la main d'oeuvre thaïlandaise est très qualifiée et moins chère qu'en France.

c) La flexibilité du travail
Un ouvrier thaïlandais travaille 48 heures par semaine et 8 heures par jour : il n'a qu'un seul jour de repos : le dimanche. Ce qui n'est plus le cas en France ou les 35 heures ont été instaurées. La main d'oeuvre est donc plus disponible.

d) Des mesures étatiques incitatives :
Pas de droit de douanes pour les importations si les marchandises sont exportées aprés transformation.
Transferts financiers facilités.
Fiscalité nulle pour les implantations dans le pays.

Pour mémoire : la Thaïlande fait partie de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est qui facilite les échanges internationaux.

Certains secteurs sont protégés par des tarifs douaniers élevés du fait de leur présence dans le pays : l'industrie alimentaire par exemple. Pour les matières premières que les entreprises sont obligées d'importer car elles ne les trouvent pas en Thaïlande, ont un tarif douanier bas. Cependant, malgré ces tarifs douaniers, les entreprises restent rentables.

La Thailande reste un pays idéal pour s'implanter du fait du coût de production bas, de la stabilité politique. Elle recherche des investissements étrangers directs dans les entreprises de services commerciaux, les industries environnementales, les soins de santé, les technologies de l'information et les carburants naturels.



Le nouveau dispositif d'aide du BOI (Board of Investment)

I. Le Board of Investment
Le rôle du BOI est de réduire le coût des investissements initiaux à travers des incitations fiscales, de chercher à éliminer les risques, d'aider les entreprises qui viennent s'implanter en Thaïlande.

II. Les politiques d'incitation
Le pays a été classé en trois zones afin d'éviter une concentration unique et que certaines parties du pays soient défavorisées par rapport à la capitale Bangkok, d'ou une aide plus ou moins importante suivant les zones.

· En zone 1, 50 % de réduction sur les droits de douane et trois années d'exonération d'impôt sur les bénéfices et le chiffre d'affaires. Si les sociétés souhaitent importer des biens d'équipement, elles bénéficient également d'une exemption.

· En zone 2, la durée de l'exonération d'impôt sur les sociétés est portée à cinq ans.

· Pour la zone 3, cette durée d'exonération totale est portée à huit années, plus cinq années au cours desquelles l'impôt sur les sociétés est réduit de 50 %.

En outre, la Thaïlande a réduit l'obligation d'exportation et de contenu local. Les investisseurs peuvent détenir 100 % des actifs et ne sont plus obligés d'exporter une partie de leur production et des secteurs de services ou industriels ont été libéralisés pour attirer les investisseurs étrangers.

Cependant, le BOI encourage les entreprises thaïlandaise à obtenir la norme internationale ISO 9000, ceci afin de créer un esprit de compétivité des entreprises nationales par rapport aux entreprises étrangères.

Après six mois, le premier bilan établi par le BOI est très encourageant : l'investissement étranger direct a augmenté, en 2000, de près de 60 % bien que celui des français soit faible.

La diminution des coûts de transport a facilité les importations et les exportations :
Le Ministère des Transports et des Communications gère la construction, l'activité et l'entretien du réseau ferroviaire d'état qui représente 4 000 km, dont seulement 90 km sont à double-voie.

Le coût du transport ferroviaire varie selon la distance (par tonne) et par classes 3 ou 4 La classe 3 comprend : les Appareils électriques, automobiles, étain, rondins, bois de construction et tuiles.
La classe 4 comprend : les Poisson frais, riz, maïs, caoutchouc, jute, kénaf, ciment, lignite, fluorine, manganèse, gypse, engrais, fruits frais, riz brut, son, marl, sable, gravier, légumes, noix de coco, acier.

En plus du réseau ferroviaire, la Thaïlande possède huit ports internationaux de haute-mer dépendant de l'Administration Portuaire Thaïlandaise (PAT : Port Authority of Thailand). Les autres ports, dont deux ports de haute-mer plus petits, dépendent du Département Portuaire et quatre ports privés autorisés à gérer les cargaisons en containers. Le Port Commercial de Laem Chabang et le Port Industriel de Map Ta Phut furent achevés en 1992. Les Ports de Songkhla et de Phuket desservent la Thaïlande du Sud.

La Thaïlande est désservie par six aéroports internationaux et plus de 29 aéroports nationaux. Don Muang gère plus de 12 millions de passagers internationaux et près de 5 millions de passagers nationaux par an. Avec la progression du tourisme international, la Thaïlande espère voir doubler ces chiffres ce qui entrainera l'obligation d'augmenter la taille de ces aéroports. Phuket, aéroport international, est celui qui reçoit le plus de passagers à cause de sa destination touristique réputée. Chiang Mai et Hat Yai ont une croissance relativement lente car moins connues. Chiang Rai a été promu au rang d'aéroport international de façon à accueillir le tourisme croissant dans le Triangle d'Or et à faciliter le futur commerce transfrontalier avec les pays voisins.

Si les délocalisations connaissent un succès croissant depuis environ 20 ans, c'est parce que le consommateur compare les prix et regarde ce qu'il a dans son porte-monnaie.

Les perspectives de la délocalisation

Il faut savoir que les pays en voie de développement comme la Thaïlande, n'auront pas toujours le même taux horaire pour la main d'oeuvre et risqueront de ne plus être attractifs comme par le passé. En attendant que les taux horaires thaïlandais égalent les taux horaires français, les entreprises continueront à délocaliser à moins qu'une réforme profonde sur les charges ne soit faite.

Mais si le nombre des délocalisations s'est fortement accru depuis le milieu des années 1980, c'est surtout parce que la récession économique a ramené la concurrence sur le prix des produits. En période de crise, le prix devient le facteur déterminant de la décision d'achat. Les gains de productivité obtenus par la délocalisation répondent parfaitement aux nouvelles exigences des consommateurs.

Les perspectives de la délocalisation

Pourtant, si les délocalisations sont une menace pour l'emploi dans les pays développés, elles seront à terme limitées par la croissance des pays en développement. Taiwan, un des premiers pays à avoir accueilli des productions étrangères, a vu son taux horaire épasse aujourd'hui les 23 F et n'est plus que deux fois inférieur au taux français. Néanmoins, en attendant l'égalisation des niveaux de vie, les délocalisations se présentent comme un des principaux enjeux économiques que les pays développés devront affronter dans les décennies à venir.




Date de derniere mise à jour : 27/01/2007




Nous soutenons: voyages caraibes voyage kyoto